[LDC] Lamine Diatta : "Besiktas vient chercher le nul"



Lamine Diatta ne s'imaginait pas revenir en France aussi vite lorsqu'il a fait le choix de s'expatrier en Turquie, au Besiktas Istanbul, cet été. Sur ce point-là, le tirage au sort de la première phase de la Ligue des champions a au moins fait un heureux. C'est avec beaucoup de plaisir que l'ancien Lyonnais et Stéphanois s'apprête à affronter Marseille au Vélodrome mardi. «Ça fait plaisir, d'autant plus que c'est Marseille, nous a déclaré le joueur de 32 ans. Maintenant, dans ces cas-là, les sentiments, on les laisse de côté. L'objectif avant tout, c'est de faire un résultat là-bas».

Pour être plus précis, son équipe se contenterait aisément du point du match nul. «Tout à fait, acquiesce le Sénégalais. Prendre un point à l'extérieur, ça serait déjà pas mal. Ça nous permettrait de bien nous lancer dans cette compétition. De toute façon, pour le moment, on ne se prend pas la tête. On ne s'est pas fixé d'objectif. On prend match par match. De toute façon, à part Liverpool, qui est sans doute l'équipe la plus constante au niveau européen ces dernières années, on sait que ce groupe (qui comprend également Porto, NDLR) est compliqué, mais très ouvert
 

La Turquie, «un championnat moins médiatisé, mais d'un niveau équivalent à celui de la L1»
 

Sur cette rencontre, Diatta espère apporter son «expérience», riche de deux participations en Ligue des champions avec Lyon en 2004 et 2005. «On sait qu'en ce moment, les Marseillais traversent une période difficile, poursuit-il, mais bon, quoi qu'on dise, ils ont toujours de grosses individualités. Il ne faut pas se fier à ça. A Marseille, on sait bien comment ça se passe. Ils perdent un match et c'est la crise. Ils en gagnent un et là tout le monde dit qu'ils seront champions. Nous, ce ne sont pas des choses qui nous touchent. On se focalise avant tout sur notre jeu». D'autant que le Besiktas, actuel deuxième du championnat de Turquie derrière Galatasaray, n'a pas préparé au mieux son rendez-vous européen en concédant le nul samedi à Ankaraspor (0-0). «On aurait préféré prendre les trois points, surtout qu'on a un but refusé à la dernière minute, mais c'est comme ça. Il faut faire avec. L'important, c'est Marseille. Si on marque rapidement, on peut les faire douter».
 

Sur son intégration au sein d'un championnat «moins médiatisé, mais d'un niveau équivalent à celui de la L1», celui qui a évolué à Marseille quelques semaines en 1999 avant d'être transféré à Rennes se dit «satisfait», mais s'il a dû attendre le week end dernier pour fêter sa première titularisation. «Je suis très content d'être là. J'ai été super bien accueilli, notamment à l'aéroport ! Pour l'instant, c'est difficile de parler de tout ça, parce que je découvre... En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y a, à Istanbul, une grosse ferveur autour du football. C'est aussi un peu moins tactique que la L1». Moins tactique que la Ligue 1, mais aussi plus déséquilibré. «C'est vrai. Il y a quatre grosses équipes qui se tirent la bourre, nous, Galatasaray, Fenerbahçe et Trabzonspor. On a tous le même but : être champions !». - E. T.
 

Source : L'Equipe

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