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Carl Medjani : "Je suis reparti de zéro."

Ancien capitaine de l’équipe de France Espoirs, Carl Medjani refait ses gammes à Ajaccio, en Ligue 2, trois ans après avoir goûté à la Ligue 1 à Metz. Ses sentiments, avant de repasser par Saint-Symphorien.

Longtemps diminué par des douleurs dans le dos, la semaine dernière, il n’est entré qu’en toute fin de match, vendredi, pour participer à la qualification historique de l’AC Ajaccio pour les huitièmes de finale de la Coupe de France. «J’aurais pu débuter, mais j’ai été préservé en vue du match de mardi », affirme Carl Medjani. Le match de mardi, précisément, le ramène à Saint-Symphorien, trois ans après y avoir effectué ses premiers pas en Ligue 1, au cours d’une saison cauchemardesque. En attendant, hier soir, il a assisté à l’élimination du Gazelec, l’autre club ajaccien, par le Paris SG…

L’AC Ajaccio doit se trouver sur un nuage, depuis sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France ?
«Quand même pas ! Nous savourons, c’est sûr, d’autant que le club n’avait plus connu ça depuis trente-cinq ans. Mais le petit nuage, ce sera quand nous apercevrons le Stade de France. Nous en sommes encore loin…»

Déjà éliminé, Metz n’a pas joué ce week-end. Etes-vous défavorisés en les affrontant dès ce mardi ?
«Non, quatre jours de récupération, c’est convenable. Ce sera plus contraignant d’enchaîner vendredi par un troisième match en sept jours, à Dijon.»

Au regard du classement, vous n’avez pas vraiment intérêt à perdre de vue le championnat…
«Aucun risque. Nous avons gagné nos trois premiers matches de l’année, mais nous n’en avons disputé qu’un en championnat. La Coupe de France ne rapporte pas de points, or nous préférerions en compter six de plus à ce jour.»

Votre victoire contre Reims, le 16 janvier, a mis fin à une série de quatre défaites en Ligue 2. Que vous est-il arrivé ?
«Il a d’abord fallu assimiler le changement d’entraîneur (José Pasqualetti a remplacé Gernot Rohr, courant septembre) et, donc, de méthodes de travail. Nous avons aussi été confrontés à une cascade de blessures : nous avons compté jusqu’à quatorze joueurs blessés, fin novembre ! Mais, par dessus tout, je crois que nous ne faisions plus les efforts nécessaires, tout simplement, grisés peut-être par notre bon début de saison. Mais la trêve nous a fait du bien, trois joueurs sont arrivés (Uras, L. N’Diaye et Abou), des joueurs déjà importants qui ont reboosté tout le monde, et nous sommes de nouveau dans une bonne dynamique.»

Metz, à domicile, se trouve sous pression. Flairez-vous le bon coup ?
«Nous nous concentrons surtout sur nous-mêmes. Nous voulons réussir un bon résultat, pour rester sur notre lancée de 2009.»

N’ayant passé qu’une saison à Metz, ce déplacement vous touche-t-il particulièrement, ou le considérez-vous comme un match ordinaire ?
«J’ai beaucoup apprécié mon passage par Metz même si, sportivement, c’est un mauvais souvenir. Sur le plan humain, c’est une bonne expérience, et c’est quand même là que j’ai effectué mes débuts en Ligue 1.»

Formé à Saint-Etienne, passé par Liverpool, capitaine de l’équipe de France Espoirs, ne pensez-vous pas que ce passage par Metz a nui à votre carrière ?
 «Non. J’avais plutôt bien commencé la saison, avant de sombrer, comme tout le monde, en février et mars. Mais, dans la foulée, j’ai eu la chance de retrouver un club de Ligue 1, Lorient, mais je n’ai pas su m’y imposer. Si j’avais réussi là-bas, à vingt ans, je ne serais sûrement pas à Ajaccio aujourd’hui. Je suis le premier fautif de mon échec à Lorient.»

Vous avez aujourd’hui vingt-trois ans. Ajaccio peut encore constituer un tremplin ?
«Oui. Regardez l’exemple de Sylvain Marchal, passé par Châteauroux après son départ de Metz et qui est aujourd’hui l’un des joueurs cadres de Lorient. Je n’ai pas renoncé aux ambitions qui étaient les miennes au début de ma carrière. J’ai laissé passer un wagon, je fais tout pour saisir le prochain, mais je suis reparti de zéro, avec un bagage qui n’est pas négligeable.»

Sylvain VILLAUME.
Le Républicain Lorrain du 26 janvier 2008
La fiche de Carl Medjani

Les statistiques et les pages du site www.anciensverts.com