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Adel Chedli : "Une vraie fraternité à Istres"

Depuis des débuts professionnels en Ligue 1 à Saint-Etienne en 1994, Adel Chedli (photo) sera passé par beaucoup d'émotions, sillonnant la France avant de tenter sa chance en Allemagne, en Suisse puis dans le Golfe Persique. De retour à Istres, pour sa première expérience en National, le vainqueur de la Coupe d'Afrique 2004 avec la Tunisie vit une saison pleine, tant au niveau sportif qu'humain.

Adel, après avoir évolué à Istres en L1 en 2004-2005, vous avez décidé de revenir en Provence cette saison. Quelles en sont les raisons ?
"C'était tout d'abord un choix personnel de revenir en France car ma famille avait du mal à s'adapter aux Emirats. De nombreux amis se sont par la suite étonnés de me voir jouer en National alors que je n'avais connu que l'élite. C'est un défi que je me suis lancé. Pour tout vous dire, je suis d'abord venu dans la région en vacances pour chercher une maison, sans penser rejoindre le club. Par curiosité, je suis allé assister aux deux premiers matches de la saison à domicile. J'ai  alors été contacté par les dirigeants. J'ai mis un peu de temps à me décider puis j'ai accepté le challenge."

Vous êtes actuellement en tête du Championnat après une saison parfaitement menée. A quoi attribuez-vous ce parcours ?
"Des clubs, j'en ai connu dans ma carrière, des joueurs aussi. Mais là, je dois avouer que c'est la première fois de ma vie que je me retrouve dans une équipe si soudée. On s'entend à merveille. Plus que de l'amitié, je parlerai de fraternité entre les joueurs, avec énormément de respect et d'écoute mutuelle. C'est époustouflant. Si on en est là aujourd'hui, c'est grâce à cette ambiance si partculière. Le staff, Nicolas Usai et Henri Stambouli, y sont également pour beaucoup. Ils ont su avoir un discours motivant depuis le début. Mathématiquement, la montée n'est pas encore acquise mais ce qu'on vise, c'est le titre de Champion. Beaucoup de jeunes ici n'ont encore rien gagné, tout comme le club d'ailleurs, alors on aimerait écrire cette première ligne au palmarès."

Pour votre première expérience en National, quelles ont été vos impressions sur le niveau de jeu ?
"C'est un Championnat très difficile. Avec les jeunes du groupe, c'est le discours que j'ai tenu. Si vous voulez connaître des enceintes magnifiques, sortir un peu de l'anonymat, il faut vite prendre les points pour monter. Maintenant, je trouve le niveau très correct. Il y a dans certaines équipes de nombreux éléments qui ont le potentiel et méritent de jouer au-dessus, même dans les formations mal classées. Je me suis surtout rendu compte que pour monter en L2, il faut vraiment être costaud, encore plus que je ne le pensais avant de découvrir le National."

Vous avez connu une carrière très riche, avec des passages à l'étranger et une victoire en Coupe d'Afrique des Nations. Quels sont les moments inoubliables de ces 15 années de professionnalisme ?
"Au niveau du club, je dirai mon passage en Bundesliga, à Nuremberg. L'ambiance dans les stades allemands, c'est tout simplement de la folie. Les enceintes sont pleines à chaque match, ce sont de véritables écrins. Je me suis régalé même si je n'y ai passé qu'une année. Evidemment, la CAN 2004 reste vraiment à part. Roger Lemerre, sélectionneur à l'époque, m'a fait confiance et je l'en remercie car je sortais d'une saison très difficile avec Sochaux où cela ne se passait pas bien avec l'entraîneur. On a eu la chance de gagner la compétition devant notre public et un stade de Tunis en "feu" avec 80.000 spectateurs. La semaine suivante, j'étais avec la CFA sochalienne devant 50 personnes ! Puis il y a le but contre le Maroc (2-2) que je marque et qui nous qualifie pour la Coupe du Monde 2006. J'étais si fier pour mon pays."

A 32 ans, comment voyez-vous l'avenir proche ?
"Je devais rencontrer mes dirigeants lundi mais j'ai dû faire face à des problèmes familiaux qui m'ont empêché de les voir. Si je suis venu à Istres en National, c'est pour aider le club à grandir. En cas de montée en L2, j'aimerai poursuivre l'aventure tant que mon corps sera capable de le faire car dans la tête, j'ai toujours autant envie qu'à 20 ans ! On a aussi évoqué la piste d'une reconversion au club. C'est un point qui me séduit également énormément. Commençons déjà par assurer cette montée et il sera ensuite temps de penser aux cas personnels."

Source : FFF

Les statistiques et les pages du site www.anciensverts.com